|

180ème jour – Dimanche 22/02/04 – (Israël / Mexique, Tel Aviv / Mexico City)
Me voilà enfin dans l'avion pour Madrid, après ces terribles heures passées à l'aéroport de Tel Aviv (voir à cet effet la chronique "Une Nuit à Ben Gourion" dans la section Carnets / Israël et Palestine). Je commence par une sieste bien méritée. Quand je me réveille, je découvre que les deux adolescents assis à côté de moi sont des Français qui ont été voir leur famille en Israël. Je discute un peu avec le gars qui a 18 ans : quand je lui dis qu'il faudrait virer Sharon et Arafat, il ne répond que sur Arafat…
A l'arrivée à Madrid, je vis un nouveau moment de frisson car le guichet de Iberia refuse de me laisser monter dans l'avion sans un billet de sortie du Mexique ! Je me retrouve à acheter en catastrophe un billet de retour vers Madrid, billet que l'on m'assure remboursable à Mexico City. Un employé très gentil m'aide à faire tout cela le plus vite possible, car la correspondance est très courte et l'on annonce déjà dans les haut-parleurs le dernier appel pour mon vol vers Mexico. Tout se finira bien, tranquillement posé dans l'avion, mais je me voyais déjà coincé à Madrid avec mes bagages partis pour Mexico City (sans oublier mon ordinateur resté à Tel Aviv…).
Les douze heures de vol au-dessus de l'Atlantique n'ont rien de remarquable, un enchaînement de siestes, de mauvais repas et de films américains. J'arrive à Mexico City à 17h30 locale. Je partage un taxi vers le centre-ville avec un couple d'Israéliens qui ont l'air de trouver "l'emprunt" de mon ordinateur tout à fait normal… J'aperçois pour la première fois le Zocalo, la grande place de Mexico, avec la cathédrale illuminée et un énorme drapeau mexicain au milieu. Le taxi me pose là, au milieu des échoppes de nourriture et des artistes de rue. Je déniche non loin de là l'hôtel Principal, où une chambre simple ne me coûte que l'équivalent de huit dollars. J'envisage une seconde de prendre une douche, voire même de ressortir pour trouver quelque chose à manger, mais c'est l'épuisement qui me rattrape le premier et je m'effondre sur le lit sans espoir de retour. Il n'est même pas 20h à Mexico City.
|